07.09.2009
Afghanistan
Qu'est-ce qui amènent des jeunes, des garçons et des filles aussi, à devenir soldats ? Veulent-ils devenir des héros, sauveurs du « monde libre », c'est-à-dire ce monde qui est le seul qu'ils connaissent, celui de la richesse, de la consommation outrancière, ce monde dans lequel les pauvres crèvent pour enrichir les riches ! C'est étrange quand même ce choix suicidaire chez des gens qui sont à priori normaux...
Le fanatisme religieux qui amène des dévots à se ceinturer d'explosif a des racines économiques évidentes. L'occident trop riche a bâti sa fortune en pillant les richesses de ces pays « arriérés, » en usant et en abusant de la corruption. Ceux là n'ont que le droit de se taire et de souffrir. Comme les indiens d'Amérique au XIXème siècle, pareil, méprisés, maltraités, salis, violentés, massacrés, privés d'eau et de nourriture ! Comme les palestiniens...
Les enjeux sont là : Comment faire durer encore ce système, LE NOTRE, comment fabriquer des clients là où il n'y a pour le moment que des gens heureux et ignorants... Comment vendre des cigarettes à ceux qui préfèrent mâcher la coca ? Comment imposer le coca à ceux qui préfèrent le vin de palme et l'eau pure ? Comment mettre encore du kérosène dans nos avions ?
Les contrastes sont le symbole de la violence de la société mondiale. Le pseudo « monde libre » est le monde riche, celui des pollueurs des profiteurs, celui qui a les armes économiques et les armées pour défendre les marchés « émergeants » dans ces pays où les pauvres voient dans les télévisions par satellite les riches se pavaner dans des villas monstrueuses, rouler dans des bagnoles que dix années de salaire ne suffiraient pas à acheter, ces pays où, de la plage, les pauvres pêcheurs sans poissons voient passer des bateaux dont les chargements équivalent au budget de leur pays !
Et ces gens là, qui crèvent dans la crasse, dans la boue, dans les décharges à ciel ouvert, dans les bidonvilles les plus inimaginables, peuvent avoir une certaine légitimité dans l'envie de nous foutre sur la gueule !
Alors, qu'est-ce qui peut bien se passer dans la tronche d'un mec qui décide de s'engager dans l'armée française pour aller « défendre » son pays à dix mille kilomètres de sa frontière ? Qu'est-ce qui pousse un jeune à s'engager, à obéir aveuglément quitte à en crever pour défendre les intérêts de TOTAL au Gabon ? Quel sens de la justice faut-il avoir pour obéir aux ordres d'une armée, d'un chef suprême qui pose sur un trône sois disant démocratique un homme qui ne vit que de la corruption ?
Avec quel concentré de merde leurs crânes sont-ils bourrés pour qu'ils aillent jouer à la guerre en Afghanistan ? Pour lutter contre le terrorisme ? Et ta sœur !
Alors qu'au moins on nous épargne les cérémonies, les remises de décoration sur des drapeaux posés sur des cercueils ! Que Sarkozy, Morin et ce connard de Kourchner arrêtent de nous faire prendre des vessies pour des lanternes !
C'est en 1955 que Pete Seeger a écrit ce chef d'œuvre qui s'appelle « Where have all the flowers gone. C'est triste que cette chanson soit toujours d'actualité...
Que sont devenues les fleurs, du temps qui passe ?
Des jeunes filles en ont fait des bouquets
Que sont devenues les jeunes filles ?
Elles ont pris des maris
Que sont devenus les maris ?
Ils sont devenus soldats
Que sont devenus les soldats ?
Ils sont au cimetière
Que sont devenus les cimetières ?
Ils sont couverts de fleurs
Que sont devenues les fleurs ?
Apprendrons-nous un jour ?
Apprendrons-nous jamais ?
(Résumé "maison" de ce chef d'oeuvre pacifiste.)
16:13 Publié dans Texte | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : guerre, mort, libéralisme
03.09.2009
Pete Seeger
Pete Seeger a 90 piges, il vit encore et il a l'air d'être en forme, tant mieux.
Je ne suis pas personnellement communiste mais je ne suis pas non plus américain !
Alors, juste une citation (récente : 2004) de monsieur Pete Seeger :
Je suis toujours communiste, dans le sens que je ne crois pas que le monde survivra avec les riches devenant plus riches et les pauvres plus pauvres. Pete Seeger in Mother jones 2004.
18:45 Publié dans Texte | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
02.09.2009
Rentrée
Comme chaque année à la même époque, c'est la rentrée. Toujours plus d'élèves, toujours moins de personnel ! Du pur Sarkozysme quoi... Le gouvernement va encore virer bon nombre de profs et des pions, etc. Est-ce que l'éducation sera meilleure ? Ce qui me parait certain, c'est que les chômeurs seront plus nombreux !
Le gouvernement, Besson et Hortefeux en tête ont trouvé un bon moyen de diminuer les effectifs dans les classes : Il suffit de mettre les mômes en prison ! Car c'est bien ce qui se passe en ce moment. Allez donc voir sur le site d'éducation sans frontières : www.educationsansfrontieres.org C'est édifiant !
Bon, la rentrée signifie aussi et surtout un changement de rythme, même pour moi qui suis sans boulot. Une reprise d'habitudes diverses, les allés et retours vers l'école ou la maison, les horaires des repas qui vont retrouver une discipline oubliée pendant les vacances, les soirées écourtées pour mon fils, finie la téloche... Les jours deviennent courts, le fond de l'air est rafraîchi...
Peut-être que la poésie va revenir dans ce petit plus de tranquillité et de silence, Peut-être un nouveau roman va s'ajouter à ceux qui pleurent de ne pas avoir d'éditeurs...
Je vais essayer aussi de me remettre au boulot sérieusement à la maison. Ce n'est pas ce qui manque, le taf ! Même si tout seul je ne peux pas faire grand-chose !
Bref, la rentrée !
11:45 Publié dans Texte | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
16.08.2009
Dimanche !
Et voilà, encore un symbole du mépris libéral pour les gens qui turbinent. Sarkozy voulait remettre au premier plan la « valeur travail », c'est certainement ce qu'il fait ! Au mépris des travailleurs bien sur, au profit des riches, bien sur. Toutes ces nauséabondes abominations sont acceptées comme inéluctables. Le travail le dimanche ramené au travail d'un jour ordinaire ? Une fatalité dans la logique ultralibérale. Il fut un temps où les syndicats existaient, avec la capacité de mobiliser, de lutter efficacement contre les abus du pouvoir, « des » pouvoirs ! Et ça fonctionnait ! Les travailleurs gagnaient, les congés payés, les quarante heures, la retraite à soixante ans, la sécurité sociale... Bientôt il faudra travailler vingt quatre heures sur vingt quatre pour le même salaire, avec des changements d'équipes à la volée, passage de la mine à la consommation directement, d'un coté à l'autre de la caisse des hypermarchés...
Sarkozy remet tout ça en cause tranquillement, normalement... La patrie des droits de l'homme expulse à tour de bras vingt cinq mille personnes par mois... Trois cent mille dans l'année ! Des familles entières, des familles déchirées, des gosses séparés d'un de leurs parents ! C'est tous les jours, c'est scandaleux, c'est NORMAL ! Il faut turbiner pour arriver à un résultat comme ça ! Il faut des flics, des fonctionnaires, des préfets et des ministres zélés !
La pourriture du régime sarkozien est entrée dans la norme ! Monde pourri, bêtise des électeurs ! Incapacité de l'opposition à s'opposer intelligemment. C'est le règne des inégalités, de l'injustice, du constat, du désespoir... Heureusement qu'il est là, le désespoir, parce qu'il rend lucide et qu'il mène à la rue ! Enfin, j'ai le droit de rêver !
10:38 Publié dans Texte | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : acquis sociaux
06.08.2009
Autruche
Comment vais-je faire si je n'ai pas ma dose
Comment vais-je faire faire pour rester vivant
Comment vais-je faire il faut que je trouve quelque chose !
Pour avoir du ravitaillement
Comment faisaient mon père mon grand-père
Tous mes aïeuls de tous les temps
Pour devenir nonagénaire
En étant aussi ignorant !
Comment vais-je devenir un homme
Si je n'ai pas mes omégas 3
Et sans ma ration de calcium
Et mes OGM au chocolat ?
Il me faut les chaussures machin
Un beau catcat pour plaire aux connes
Manger au super mac machin
Et une brosse à dents en chewing-gum
Mon lait de soja hydrogéné
Mon viagra aux tenseurs actifs
Mon bifidus mes allégés
Le shampooing qui recolle les tifs
Comment vais-je faire je n'ose pas y penser
S'il y a une grève ou une panne
Un soir de match à la télé
Et que je rate un but de Zidane
Comment faisaient mon père mon grand-père
Tous mes aïeuls de tous les temps
Pour devenir nonagénaire
En étant aussi ignorant !
Bien planqué sous ta capuche
Tu ne vois rien de l'enfer
Pauvre ballon de baudruche
Au gré des vents publicitaires
La politique de l'autruche
Masque la mort de la terre !
08/09/05
09:14 Publié dans Poésie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : actualité



