24.09.2009
Sarkozy, Besson, Hortefeux
Besson, ce minus dont on a tendance à oublier qu'il fut le directeur de campagne de Ségolène Royal avant de flairer le vent mauvais qui l'emporta dans les bras du petit chef qui se prend pour Dieu. Besson donc dans la lignée du célèbre antiraciste Brice Hortefeux, donne dans le coup d'éclat parfaitement inutile en « nettoyant » la jungle à Calais. Inutile, à moins que je n'ai pas tout compris et qu'il s'agisse en fait de désennuyer les agents de la force publique et de faire en sorte que celle-ci n'oublie pas qui est l'ennemi : L'étranger ! Mais ! Ces étrangers là, afghans pour la plupart, crèchent dans la jungle parce que, dans le temps, ils avaient d'affreux bâtiments en dur pour s'abriter mais les abris ont aussi été nettoyés...
Pour lutter contre les passeurs ? En quoi le passage des bulldozers dans « la jungle » peut-il gêner les passeurs ? Pas un journaliste pour poser la question au connard ministre.
Pour lutter contre la délinquance que générait l'existence de « la jungle » ? Parce que maintenant qu'on leur a piqué le peu qu'ils avaient, maintenant qu'ils roupillent ailleurs dans la ville et que c'est à l'évidence plus difficile de les aider, il y a moins de délinquance ! Comment est-ce possible ? Pas un journaliste pour questionner le ministre connard sur le sujet...
Bref, action d'éclat inutile qui coûte du pèse au peuple mais combien ? Pas un...
De son coté, Dieu, qui, alors qu'il était ministre de l'intérieur, rendait déjà la justice : L'arrestation de l'assassin du préfet de Corse, remet ça avec les présumés innocents actuellement jugés à Paris dans l'affaire Clearstream puisque ceux-ci sont des « coupables ! »
Rien à foutre de ce ramassis d'innocents présumés, mais quand même ! Le ministre de l'intérieur actuel pris en flagrant délit de racisme... Un ministre inutile sous Chirac s'était plaint de racisme me semble t'il... Un ministre de l'immigration qui fait du chiffre et des actions ridicules (Les afghans ne peuvent pas être renvoyés dans leur pays), et un président juge suprême ! Et on ne vit pas sous un régime fasciste ? Pas plus que les italiens, mais ce n'est pas une consolation !
18:41 Publié dans Texte | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : jungle, immigration
13.09.2009
SUICIDES
C'est le mépris le plus total de la personne humaine, la négation de l'existence.
L'entassement petit à petit des frustrations, des vexations, des humiliations, de l'oppression, des violences, la souffrance perpétuelle, la folie.
Il y a deux pôles à la lucidité, un pôle positif qui amène à l'action positive, c'est l'espoir. Un pôle négatif qui amène à l'action négative, le désespoir. La frontière est floue entre les deux, fluctuante. Elle dépend d'un sourire, d'un mot, d'une solution, de la prise en compte d'un sentiment ou d'une idée, d'une manière d'analyser la situation, d'une manière d'être vivant parmi les vivants, humain parmi les humains. A condition d'en avoir le temps encore, la petite seconde décisive... L'accumulation des coups conduit fatalement au trop plein. L'humain n'est pas comme le tonneau des danaïdes, il se remplit. Il a des limites que d'autres humains déshumanisés par la tyrannie d'une idée ou par celle d'une idée de la justice, aiment à trouver.
Quand la fin est inscrite dans une logique construite, philosophique, qu'elle est un choix raisonné et raisonnable, il n'y a ni tristesse ni injustice. Montherlant par exemple.
Quand elle est le résultat de cette dernière goutte dans le torrent, celle qui fait déborder le vase, celle qui ne laisse derrière elle qu'un vide soudain définitif, il y a la plus profonde tristesse, la parfaite injustice. Parce que quelque part, comme dans un autre monde, enfermés dans une logique de profit ou dans une logique dogmatique (la lettre avant l'esprit), des humains décident de la vie et de la mort d'autres humains comme s'ils s'agissaient de pions sur un échiquier. Parce que le moindre de leur acte consiste à dire : vous n'êtes rien, à peine une sous-merde que je peux balayer, ou bien, plutôt, faire balayer par une autre sous-merde soumise à mon pouvoir !
La justice du profit, la justice du riche contre le pauvre, du fort contre le faible, la justice libérale, la justice de l'actionnaire !
La peine de mort comme symbole de cette justice !
3000 suicides en prison depuis l'abolition ! Dans le pays des droits de l'homme ?
Ah bon ?
23 suicides en 18 mois chez France-télécom/Orange... Depuis la privatisation...
Qu'est-ce que ça veut dire ressources humaines ?
09:45 Publié dans Texte | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : injustice
11.09.2009
La Vache !
Les éleveurs en chient, les vaches aussi... Drôle de moyen d'être solidaire mais je ne trouve rien d'autre aujourd'hui. C'est un texte qui me revient de loin, je ne sais pas de qui il est. Peut-être de Pierre Destailles (auteur de chansons rive gauche, entre autre) c'est à vérifier.
La vache a deux sous-produits :
Le lait et la bouse.
Le lait, AUCUNE IMPORTANCE !
La bouse, de deux choses, l'une
Soit elle tombe dans un pré,
Soit elle tombe dans un chemin.
Si elle tombe dans un pré,
Aucune importance
Si elle tombe dans un chemin
De deux choses, l'une
Soit elle tombe sur le coté
Soit elle tombe au milieu
Si elle tombe sur le coté,
Aucune importance
Si elle tombe au milieu
De deux choses l'une
Soit personne ne passe
Soit quelqu'un passe
Si personne ne passe
Aucune importance
Si quelqu'un passe
De deux choses l'une
Soit il la voit
Soit il ne la voit pas
S'il la voit
Aucune importance
S'il ne la voit pas
De deux choses l'une
Soit il marche à coté
Soit il marche dedans
S'il marche à coté
Aucune importance
S'il marche dedans
De deux choses l'une
Soit il ne glisse pas
Soit-il glisse.
S'il ne glisse pas
Aucune importance
S'il glisse
De deux choses l'une
Soit il ne tombe pas
Soit il tombe
S'il tombe, il dit :
Ah la vache ! A deux sous-produits...
15:56 Publié dans Texte | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : lait, bouse
07.09.2009
Afghanistan
Qu'est-ce qui amènent des jeunes, des garçons et des filles aussi, à devenir soldats ? Veulent-ils devenir des héros, sauveurs du « monde libre », c'est-à-dire ce monde qui est le seul qu'ils connaissent, celui de la richesse, de la consommation outrancière, ce monde dans lequel les pauvres crèvent pour enrichir les riches ! C'est étrange quand même ce choix suicidaire chez des gens qui sont à priori normaux...
Le fanatisme religieux qui amène des dévots à se ceinturer d'explosif a des racines économiques évidentes. L'occident trop riche a bâti sa fortune en pillant les richesses de ces pays « arriérés, » en usant et en abusant de la corruption. Ceux là n'ont que le droit de se taire et de souffrir. Comme les indiens d'Amérique au XIXème siècle, pareil, méprisés, maltraités, salis, violentés, massacrés, privés d'eau et de nourriture ! Comme les palestiniens...
Les enjeux sont là : Comment faire durer encore ce système, LE NOTRE, comment fabriquer des clients là où il n'y a pour le moment que des gens heureux et ignorants... Comment vendre des cigarettes à ceux qui préfèrent mâcher la coca ? Comment imposer le coca à ceux qui préfèrent le vin de palme et l'eau pure ? Comment mettre encore du kérosène dans nos avions ?
Les contrastes sont le symbole de la violence de la société mondiale. Le pseudo « monde libre » est le monde riche, celui des pollueurs des profiteurs, celui qui a les armes économiques et les armées pour défendre les marchés « émergeants » dans ces pays où les pauvres voient dans les télévisions par satellite les riches se pavaner dans des villas monstrueuses, rouler dans des bagnoles que dix années de salaire ne suffiraient pas à acheter, ces pays où, de la plage, les pauvres pêcheurs sans poissons voient passer des bateaux dont les chargements équivalent au budget de leur pays !
Et ces gens là, qui crèvent dans la crasse, dans la boue, dans les décharges à ciel ouvert, dans les bidonvilles les plus inimaginables, peuvent avoir une certaine légitimité dans l'envie de nous foutre sur la gueule !
Alors, qu'est-ce qui peut bien se passer dans la tronche d'un mec qui décide de s'engager dans l'armée française pour aller « défendre » son pays à dix mille kilomètres de sa frontière ? Qu'est-ce qui pousse un jeune à s'engager, à obéir aveuglément quitte à en crever pour défendre les intérêts de TOTAL au Gabon ? Quel sens de la justice faut-il avoir pour obéir aux ordres d'une armée, d'un chef suprême qui pose sur un trône sois disant démocratique un homme qui ne vit que de la corruption ?
Avec quel concentré de merde leurs crânes sont-ils bourrés pour qu'ils aillent jouer à la guerre en Afghanistan ? Pour lutter contre le terrorisme ? Et ta sœur !
Alors qu'au moins on nous épargne les cérémonies, les remises de décoration sur des drapeaux posés sur des cercueils ! Que Sarkozy, Morin et ce connard de Kourchner arrêtent de nous faire prendre des vessies pour des lanternes !
C'est en 1955 que Pete Seeger a écrit ce chef d'œuvre qui s'appelle « Where have all the flowers gone. C'est triste que cette chanson soit toujours d'actualité...
Que sont devenues les fleurs, du temps qui passe ?
Des jeunes filles en ont fait des bouquets
Que sont devenues les jeunes filles ?
Elles ont pris des maris
Que sont devenus les maris ?
Ils sont devenus soldats
Que sont devenus les soldats ?
Ils sont au cimetière
Que sont devenus les cimetières ?
Ils sont couverts de fleurs
Que sont devenues les fleurs ?
Apprendrons-nous un jour ?
Apprendrons-nous jamais ?
(Résumé "maison" de ce chef d'oeuvre pacifiste.)
16:13 Publié dans Texte | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : guerre, mort, libéralisme
03.09.2009
Pete Seeger
Pete Seeger a 90 piges, il vit encore et il a l'air d'être en forme, tant mieux.
Je ne suis pas personnellement communiste mais je ne suis pas non plus américain !
Alors, juste une citation (récente : 2004) de monsieur Pete Seeger :
Je suis toujours communiste, dans le sens que je ne crois pas que le monde survivra avec les riches devenant plus riches et les pauvres plus pauvres. Pete Seeger in Mother jones 2004.
18:45 Publié dans Texte | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note



