08.11.2009
petite récolte
17:01 Publié dans Photo | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : boletus aerus (têtes de nègre)
03.11.2009
l'Étranger
15:57 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
L'étranger
Sans être nyctalope pourtant
J'ai eu des nocturnes errances
Entre ivresse et désespérance
Qui me reviennent maintenant
Désincarnées et incertaines
Mais encore lugubres et noires
Et je m'y vois comme au miroir
L'image nette bien que lointaine
Chacun de nous la multitude
Lisant l'avenir dans la bière
Encore des demain comme hier
L'âme percluse de solitude
Bien tristes nuits quand j'y repense
Tant de fatigues engrangées
Je m'y vois comme un étranger
Dans des rues fermées de silences
Mais rien ne cogne et rien ne blesse
A resurgir de ces histoires
Qui titubent sur les trottoirs
Avec un parfum de jeunesse
Je m'avoue parfois des regrets
Qu'avec l'âge on s'assagisse
De la mort je vois les prémisses
Est-ce bien elle que l'on cherchait
Quand la folie guidait mes pas
J'avais une chanson aux lèvres
Et cette perpétuelle fièvre
Qui me jetait dans des combats
Alors l'étranger quelquefois
Que je croise dans le souvenir
Me fait signe de revenir
J'y vais mais je ne bouge pas !
D.L03/11/09
09:30 Publié dans Poésie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
24.10.2009
Édition
En 1978, ça fait un bail, j'ai participé avec l'UDB dont je faisais parti, à l'organisation d'un concert de Gilles Servat à Vannes. J'étais chômeur à ce moment là, ce qui me laissait des loisirs pour m'occuper de ce genre de choses. Pour la première fois la ville de Vannes organisait un salon du livre. Le mai du livre si je me souviens bien. Les deux animations sont tombées ensemble, grosse bouffe, grosse beuverie...
L'organisation du spectacle de Gilles Servat, un soir de coupe d'Europe de foot, fut l'occasion de bien des péripéties. On a eu du mal à trouver une salle Pour finalement se retrouver dans la salle de la cohue, en haut, salle qui est devenu la grande salle du musée. Bref, tout ça pour dire que les écrivains étaient nombreux ce soir là, que tout ce beau monde avait pas mal picolé...
Je me suis retrouvé dansant un an dro avec Per Jakez Helias sur « Madame la colline » On a discuté pas mal avec ce mec plutôt sympa, on a parlé d'éditions... Il faisait partie de plusieurs comités de lecture, pour diverses maisons d'éditions. Il m'a encouragé à envoyer un recueil de poèmes chez P.J Oswald, maison d'édition plus ou moins spécialisé dans ce genre de bouquins et dans l'édition de bouquins « autonomistes.» J'ai suivi ses conseils évidemment et j'ai reçu une réponse positive de cette maison. Positive bien sur mais à condition de mettre un peu la main à la fouille pour en sortir quelque menue monnaie... Ce n'était pas très cher mais j'avais autre chose à faire avec mes maigres tunes. A commencer par acheter à bouffer ! D'autant plus que la poésie est toujours difficile à vendre ! Donc je m'abstins.
Depuis, il m'est arrivé d'envoyer des nouvelles, des poèmes, des romans à des maisons d'éditons sans jamais obtenir de réponses positives. Enfin, plus ou moins positive pour certaines comme les éditions du Rouergue il y a quelques mois qui n'ont pas accepté mon manuscrit mais qui m'ont envoyé un courrier encourageant. Jean-Marie Rouart, académicien français, a envoyé son premier roman à treize éditeurs avant d'être publié... Je n'en suis pas là, c'est très cher en affranchissement !
Rares sont les maisons d'éditions qui acceptent l'envoi de manuscrit par courrier électronique. J'ai cherché, j'en ai trouvé deux, j'ai envoyé et...
On en reparlera, je l'espère, dans quelques semaines...
19:21 Publié dans Texte | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : maison d'éditions
16.10.2009
Saison
Il faudrait l'éloquence froide et mordorée
De cette feuille qui tombe dans son dernier silence
Et qui rougeoie un peu sur le fond délavé
Du ciel bleu et tremblant et de sa transparence
La musique du vent soufflant aux branches nues
L'appel d'un corbeau sur le matin tranquille
A peine ce nuage qui traverse les nues
Et me met dans la tête quelques idées puériles
Sans sa beauté lugubre l'automne ne vaut rien
Le soleil est trop vif d'une gaieté étrange
Sa lumière trop pâle étouffe les chagrins
Et la douceur du spleen n'aime pas ce mélange
Les reflets de la lune viennent astiquer le sol
Blanchissent le gazon des pelouses séchées
La buse sur le poteau guette le campagnol
Le crépuscule voit l'horizon s'embraser
Il manque quelque chose qui ne sait dire son nom
Un poids peut-être bien une lourdeur grise
La noirceur des brouillards dessus comme un plafond
Les embruns quelquefois transportés par la bise
Dans mes veines palpite ce printemps décalé
Les lézards sortent encore paresser sur les pierres
Le chrysanthème en fleur voit l'abeille butiner
Pour dire cette splendeur trompeuse de la terre
Il faudrait l'éloquence froide et mordorée
De cette feuille qui tombe dans son dernier silence
Et qui rougeoie un peu sur le fond délavé
Du ciel bleu et tremblant et de sa transparence
D.L15/10/09
11:11 Publié dans Poésie | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : automne



