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21/02/2026

L'infini

Je suis ce vieux monsieur solitaire que vous croisez parfois

Qui promène sa chienne sa compagne et qui vous dit bonjour

Auquel vous répondez échangeant quelques mots

Ce vieux marcheur matinal qui démarre dans la nuit

Ce vieil homme souriant qui ne demande rien qui ne croit rien

Qui n'a jamais cru et n'a pas envie de croire quoi que ce soit

Qui voudrait juste encore un peu de temps pour profiter de la beauté

Celle des arbres des fleurs des étoiles des animaux de la pluie

De la neige et du soleil aussi et de l'amour de la beauté de l'amour

Vous me croisez sans me connaître et je ne veux pas vous connaître

Pas plus que ces quelques mots échangés par hasard sur le chemin

Je ne veux pas savoir qui vous aimez ni qui vous haïssez

Je n'ai pas besoin de vous j'ai besoin de silence et des gens que j'aime

Et dont je sais qu'ils m'aiment de loin qu'ils m'oublient que j'oublie et qui sont là

Toujours à chaque pas que je fais en regardant briller les étoiles dans la nuit

Comme le bonheur qui brille tant avant de s'évanouir dans la lumière

Ou dans les nuages ou dans le néant des espaces sidéraux de l'infini.

 

D.L 19 02 2026

Écrit par BONTEMPS dans Poésie, Texte | Lien permanent |  Facebook |

16/02/2026

Ça pue!

 

Depuis les hominidés, homo érectus, néandertalien et homo-sapiens, ça fait un bail que l'humanité évolue. La construction est en général bien conçue avec la tête au sommet qui comporte le cerveau en haut, les yeux et la bouche devant. Le système digestif et donc son extrémité le trou du cul, se trouvant en bas et derrière. En principe donc, la race humaine devrait continuer son évolution vers plus d'humanité, plus d'intelligence... Sauf que, devenue trop nombreuse sur la planète, l'humanité -pas toute heureusement- a enclenché la marche arrière. Et même pire la régression s'accélère, c'est une inversion totale de la dynamique évolutive ! Ainsi, certains se retrouvent avoir les intestins à la place du cerveau, ce qui, à coup sûr parfume la pensée... Ceux là devraient en souffrir et non s'en flatter comme c'est la cas. Et cette espèce prend de l'ampleur, dans le monde entier avec des exemples remarquables à l'Ouest comme à l'Est, en Asie « mineure » et aussi en Europe et même en France, partout !. Qu'ils soient dans les télés, les radios, les journaux et les réseaux sociaux, qu'ils soient ministres, sénateurs ou députés, qu'ils parlent ou qu'ils écrivent : c'est terrible ! Ça pue ! Ils déversent de la merde et elle pue tellement que même en lisant certains articles ou certains « post » on est obligé d'aérer ! De ventiler ! Les mensonges, devenus des « fake news » se doivent d'être pris pour des réalités, pour la vérité, la seule « vraie » vérité, la parole d'évangile ! Et en latin s'il vous plaît. Même des messes en hommage à Pétain demandée par l'extrême-droite catho qui se dit contre l'antisémitisme ! Hitler revient avec les croix gammées ! Le monde pue à un tel point que l'intelligence, la capacité de penser par soi même se dilue dans la chiasse. Cela devient désespérant ! A quoi bon être intelligent puisque celle-ci est maintenant artificielle ? Comment penser ? Il suffit de demander !

Bon, je ne veux pas écrire un livre, j'arrête et je pleure...

Écrit par BONTEMPS dans Humeur, Texte | Lien permanent |  Facebook |

11/11/2025

Ni

Ni père ni mère

Ni tilleul ni verveine

Ni Froid ni chaud

Ni patates ni artichauts

Ni parrain ni marraine

Ni marin ni parraine

Ni lumière ni ombre

Ni matin ni soir

Ni tristesse ni espoir

Ni tout ni rien

Ni fièvre ni tension

Ni cinoche ni télé

Ni beau ni moche

Ni jour ni nuit

Ni pleurs ni fleurs

Ni saisons ni étoiles

Ni pluie ni soleil

Ni chats ni chiens

Ni rien ni tout

Ni toi ni nous

Ni grippe ni covid

Ni vaches ni chevaux

Ni pets ni rôts

Ni persil ni cerfeuil

Ni Berceau ni cercueil

Ni ici ni Montreuil

Ni vide ni plein

Ni eau ni vin

Ni tout ni tous

Ni pause ni soupir

Ni ronde ni blanche

Ni triolet ni noire

Ni piano ni guitare

Ni amour ni haine

Ni café ni crème

Ni ciel ni mer

Ni vent ni plage

Ni rien ni rien

Ni néant ni géant

Ni bonbons ni gâteaux

Ni rôtis ni gigots

Ni caisses ni fûts

Ni prisons ni douleurs

Ni joies ni malheurs

Ni sable ni pendules

Ni tout ni rien

Ni rien ni tout

Ni rien ni rien !

 

11 11 2025 D.L.B

Écrit par BONTEMPS dans Humour, Poésie, Texte | Lien permanent |  Facebook |

03/07/2025

Lourd

Certains matins m'éveillent dans un silence lourd

Près de moi qui s'étire je sens bouger l'ennui

La tristesse s'installe pour la durée du jour

Comme une éternité une heure ou une vie

Et lourde la routine les gestes répétés

Le chemin de printemps d'automne et puis d'hiver

Et le même toujours dans le cagnard d'été

Ce même rythme lent de demain comme d'hier

Ma belle solitaire liberté saltimbanque

Me tire secrètement vers le bord d'un abyme

Ce vide désespérant qui se nomme le manque

Des mots du quotidien sans lesquels je déprime

Pourtant il suffira d'une aurore tranquille

Du plaisir d'être qui vient au gré des souvenirs

Des pensées qui s'éloignent enfin de mon nombril

Pour que ma solitude me redonne le sourire...

 

03 07 2025

 

Écrit par BONTEMPS dans Poésie, Texte | Lien permanent |  Facebook |

23/02/2025

La rue des néfliers

 

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Comme pour dissiper l'insolence du brouillard

Il me souvient parfois de jours ensoleillés

De maman qui portait le vélo de Nanard

Ce petit vélo rouge qu'il nous avait prêté

En quelques kilomètres on changeait d’horizon

On laissait là des ruines et des vagues terrains

Le chat dans le jardin devant notre maison

La rue de Romainville et puis la rue Baudin

 

On avalait bientôt un peu de Rochebrune

Ensuite d'un bout à l'autre la rue de l'ermitage

A droite dans Paul Signac d'hésitations aucune

En écrivant ceci je retrouve cet âge

Le soleil habillait d'ambre rose la clarté

L'endroit était désert ni maisons ni voitures

Seuls sur les trottoirs poussaient les néfliers

Des arbres en espalier s'appuyaient sur les murs

 

Et de chaque côté vergers et potagers

Coloraient de leurs fleurs cette campagne jolie

Je pédalais sans réfléchir émerveillé

Je faisais du vélo Libre j'avais appris

Très loin maman riait et elle applaudissait

Moi je riais aussi essayant d'aller droit

J'étais heureux et fier soudain je grandissais

Ce petit vélo rouge faisait de moi le roi

 

Le monde a tant changé en bien en mal en doute

La rue des néfliers a bien changé aussi

Bâtie défigurée tranchée par l'autoroute

Moi j'ai quitté Montreuil je suis venu ici

J'y ai vécu ma vie devrais-je dire plusieurs

J'y ai vécu d'amour de bonheur de folie

J'y ai connu le pire en souffrance et douleur

Et je ne suis pas mort alors je vieillis

 

Je suis toujours ce môme sur ce petit vélo

Pédalant riant dans la rue des néfliers

 

D. Laudrin 23 02 2025 Pluherlin.

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