30.10.2008

Tout va bien, rions!

Il y a quelque chose de négativement jouissif dans cette crise. Quand on s’attend à quelque chose, un événement auquel personne ne croit, et que cette chose arrive, malgré toutes les saloperies en suspension, il y a de quoi être content. Méchamment content comme lorsqu’on se fait doubler dans un virage en haut d’une cote par un connard en 4x4 et que quelques kilomètres plus loin on trouve le dit connard contemplant les ruines fumantes de son bolide écrabouillé dans un poteau. Car ce qui est surprenant dans cette crise financière et économique, c’est qu’elle survient si tard ! Les crises de ce genre font partie intégrante du système qui les provoque. Comme les catastrophes nucléaires à venir…

 

Le président continue son grand cirque. Après avoir sauvé le monde capitaliste en sortant de son chapeau de clown le pognon qu’il n’avait pas pour augmenter le pouvoir d’achat, après avoir supprimé les contrats aidés pour faciliter l’insertion des exclus du monde capitaliste, il les ressort, comme par hasard ou par inadvertance, toujours de son chapeau de clown prestidigitateur !

Le libéralisme avançait si bien et si vite qu’il s’est planté dans le mur de ses prévisions et autres vaticinations sur une croissance démesurée, des progrès toujours à faire, du superflu à transformer en besoins vitaux, des poches d’actionnaires à remplir quelque soit les dommages collatéraux. Ah, si tous les dommages collatéraux voulaient se donner la main…

 

Donc, le président promet de créer des emplois, aidés, malgré des caisses vides, la récession, le nombre impressionnant de licenciements, de boites qui mettent la clé sous la porte, le tout bien enveloppé dans l’idée qu’il se fait du « social. » Le guichet unique pour les demandeurs d’emploi, voilà une riche idée qui se soldera sans aucun doute par le licenciement des employés surnuméraires… Forcément, quand il y a deux structures elles demandent plus de personnel pour tourner, question de logique. Le service public de l’emploi passe à l’heure des économies au moment ou le nombre de chômeurs augmentent. Mais, c’est vrai, la mission de ce service public n’est pas d’aider les demandeurs d’emploi mais de les « placer. »

 

La personne, de moins en moins rare, qui après avoir turbiné pendant vingt piges et souvent plus dans la même entreprise se voit jetée à la rue pour une raison ou pour une autre (toutes ces bonnes raisons étant comprise dans la sauvagerie débridée du libéralisme), Entre dès son inscription à l’ANPE dans l’engrenage fatal des trois propositions.

 

Passé les mensonges des plans sociaux, le coupable chômeur devra se plier à la loi, celle de l’Entreprise. Toute une vie, multipliée par le nombre de chômeurs, foutue en l’air ! Et encore, une vie ce n’est pas grand-chose ! La famille, les amis, l’école, les associations, les clubs, la maison presque payée, les projets divers… Les intérimaires n’ont qu’à prendre des vacances ! On n’en veut plus, on verra plus tard, on sifflera pour la rentrée… Le social vu par le président ressemble à l’enfer ! L’emploi commande… Mais quand il n’est pas là ? Le bon président ne parle pas de précarité, de SMIG, de misère. Non seulement il l’ignore mais il s’en fout ! Il méprise car le libéralisme est sensé donner les mêmes chances à chacun ! Chacun, en l’occurrence s’en fait sa propre opinion… C’est le rêve américain à la sauce Sarkozy !

 

Est-ce que les nantis vont cesser de se pavaner dans leurs richesses ? Là serait vraiment la surprise ! Mais je ne rêve pas, ni à la sauce américaine ni à la sauce française européenne. Le froid arrive avec la neige et les pistes pour certains et la mort sur les trottoirs pour d’autres.

 

Hormis le niveau de vie des salariés, des retraités, des chômeurs, des rmistes, des buralistes et autres petits commerçants, TOUT augmente ! La pauvreté, les prix, les profits des riches, la précarité, l’oppression, la répression. N’ayez pas peur, je suis là ! Dit notre cher président, lui qui a augmenté (légèrement ?) ses émoluments.

 

Et les médias nous gavent avec les élections américaines… Comme si Obama était le futur sauveur du monde, comme si c’était un mec de gauche… Si avec tout ça il n’y a pas de quoi désopiler !

 

 

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23.10.2008

Société libérale

Le XXIème siècle s’ouvre sur la lutte sans merci. D’un coté un occident judéo-chrétien libéral au sens économique du terme, brutalement capitaliste, sauvagement marchand, cyniquement consumériste, producteur de faux biens, ignorant toute vertu, viscéralement nihiliste, sans foi ni loi, fort avec les faibles, faible avec les forts, rusé et machiavélique avec tous, fasciné par l’argent, les profits, à genoux devant l’or pourvoyeur de tous les pouvoirs, générateur de toutes les dominations-corps et âmes confondus. Selon cet ordre, c’est liberté théorique pour tous, en fait liberté seulement pour une poignée, très peu, pendant que les autres, la plupart, croupissent dans la misère, la pauvreté, l’humiliation.

 

Michel Onfray. Traité d’athéologie. Page 255. Ed Grasset 2005.

De l'autre coté, Lisez le livre !

 

20.10.2008

Pour ne rien dire ?

J’aime me promener dans la campagne brouillée de l’aube, voir les premiers rayons du soleil quitter la carapace de l’autre hémisphère, rien que pour moi, pour aveugler le chemin devant moi. Le sentier est impassible, immuable et pourtant les saisons glissent comme des patineurs sombres dans la brume, vermeils au soleil. J’imagine les crêtes, les grées, les creux bordés d’arbres centenaires, les cimes et les combes, les bosquets perdus dans les plaines, les ondulations violentes de l’océan.

J’aime tant ça que je ne bouge plus à part quelques pas au dehors, quelques centaines de mètres pour apprécier la justesse du froid et l’angle abrupt du sol sous mes semelles. Je navigue les yeux grands ouverts sur ce monde que je crée au fur et à mesure que j’y envoie mes pas. Je suis libre et j’ai cette capacité fantastique de m’adapter à cette liberté.

Je suis un vagabond dans le désert fictif de la rêverie. J’y avance et je vois ces étendues vertes de prairies, de champs cultivés, de bois presque forêt, de vallées humides à la sensualité touffues de marécage.

J’appelle les oiseaux et ils viennent, ils passent silencieusement dans la lumière pâle, comme des fantômes sereins, des bouffées de bonheur simple. Je conjugue le silence tranquille de la liberté. Je suis un constructeur abstrait comme tant d’autres constructeurs de l’abstraction de l’univers. Je construis ce que je regarde, ce que je respire et ce que je touche. Je traduis l’intraduisible dans une langue incompréhensible avec laquelle je raconte le vrai, l’invisible, la sensation. Je ne vois pas ce que je vois mais simplement ce que je suis capable de fabriquer d’autre avec ce matériel solide que je dilue et que je malaxe en le mêlant aux souvenirs, aux visages, à demain aussi puisque demain est chacun de mes pas et chacune de mes respirations.

Je suis ainsi que sont les autres dans la permanence animale de l’humanité avec des mots pour parler le sentiment profond, cloué le matin dans des verdoyances hallucinatoires, loin du devoir de faire et même du devoir d’être.

Une autre aurore vient selon les jours ou les nuits avec le sourire des fleurs sous la pluie glacée, avec le début comme avec la fin, avec l’azur qui cache les galaxies pour lesquelles j’appareille quand même grâce au télescope de la poésie lente.

Je me parle et je me réponds pour une conversation particulière avant de revenir au monde, dans cet ailleurs peuplé de poètes identiques et inutiles qui prennent le vent pour un arrêt jubilatoire qui leur permet d’écrire cette page qui ne raconte rien.

Encore que ce rien soit bavard…

 

Je ne tourne pas pourtant dans une pensée hermétique même si je n’ai besoin de rien pour alimenter sa touffeur. Là est la liberté, loin de la folie ou bien l’essence de la folie, ce qui peut être la même chose, c’est selon… Je ne m’appuie pas sur l’autre pour être sauf pour aimer comme je choisis de le faire, comme un fou sans doute, perclus de solitude comme on peut l’être de rhumatismes. Je préfère la solitude, au creux de laquelle je récolte la beauté et les mots, les miens, pour la dire.

Je me la dit, tout seul, thérapie désuète du terme exact. Et puis je la libère d’un clic…

 

Aube est un mot, un joli mot évocateur de lumière et d’impatience. Il est le mot unique de ce moment quotidien de la révolution planétaire. Ce mot est précis et il décrit strictement l’impalpable d’un instant, de la magie recommencée de cet instant. Une rigueur sans contraintes en dehors de l’éternité de sa répétition. L’aube se moque du brouillard, de la pluie et du froid et du chaud, des nuages, du vent et des saisons. Elle est mathématique et calculable. Elle n’a pas besoin de moi ni de personne. Elle porte en elle son harmonie et sa légèreté.

 

Je la respire sans bouger, je l’invente à ma manière, je la façonne et je la pétris librement, lourdement comme de l’argile. Je la conçois différemment à chaque fois que j’y pense, selon mon humeur, mon bonheur, mon spleen. Mon aube est sans références, sans appels et sans rappels. Elle est mienne et elle garde l’empreinte de mes doigts dans ses creux verts herbeux et dans son ciel sale ou propre comme le désir que je peux avoir. Elle est multiple et bavarde, chargée comme les blés de Van Gogh ou aquarellée de mauve par une lointaine pluie d’orage. Je la veux froide et bleue et si elle est grise, que m’importe ! Je crée le bleu qui lui manque, je l’étouffe de mots bleus, de phrases copieuses, je lui coupe la respiration ? Elle respire encore ! Je l’écartèle de paragraphes en paragraphes et de strophes en strophes, à chaque heure qui passe elle est nouvelle et elle patiente en attendant la nuit.

Ces nuits qu’il me plaît de déguster dans le fond de la tasse tiède et parfumée par le café. La nuit à seize ans d’âge vieillie en fût de chêne quelquefois… Alors demain, j’aérerai la nuit avec d’autres mots solitaires comme le plaisir et la tristesse…

 

La nuit n’est pas demain, pas encore.

Je ne sais pas son commencement quand l’automne lui pèse sur le dos avec un ciel sombre. A peine le temps d’être dans l’aube que déjà le jour semble s’ennuyer. Je me contente d’être là et de regarder.

Je prends le paysage nocturne et orange des réverbères comme une inspiration chargée de scories diverses. La nuit qui aime, celle qui dort, celle qui souffre, celle qui meurt. L’extinction des feux survient à heure fixe et administrative. La nuit est belle de silence pour le veilleur solitaire. Sa poésie alcoolisée suinte des vers et de la prose verbeuse et presque logorrhéique. Elle aime que l’on se laisse aller à la jouissance, l’orgasme du plus profond et secret désir.

Elle agglutine les déchets du jour et les métamorphose avec l’aide de l’inconscient. Elle fabrique du rêve même si son futur est imparfait.

La nuit joue la carte de la transparence. Le poème y vient, peinard, incongru, alors qu’il n’est pas attendu. Elle triture le temps, elle envoie l’avenir aux calendes, elle crée un présent pour le passé, elle autorise le délire.

La nuit est somptueuse jusque dans l’angoisse. L’obscurité est une aventure dans laquelle il est possible de s’égarer, de choisir aveuglément la folie. La nuit se fout des apparences, elle n’en a pas, sauf celles des villes et des lumières gueulardes, le glauque brouillasseux que les lampadaires vomissent sur les trottoirs. Dans les abribus, dans les encoignures où se ratatinent la misère et l’ignominie de notre société injuste.

 

Ici la nuit est sereine, elle se protège égoïstement dans la confusion des ombres.

Pourtant, à peine l’éclat froid et blanc d’une étoile donne l’envie du voyage, remémore le défilement de la route, les phares glissant sur les bordures, le croisement des noctambules, l’éternité de la jeunesse.

La nuit est un albatros. Elle étend ses ailes infinies sur les habitudes visuelles et elle modifie le monde sans que l’on s’en aperçoive. Elle sait accumuler toutes les couleurs, les rassembler dans l’absence, les régénérer. Comme l’albatros, elle plane et tout devient planant, jusqu’à l’aube…

Déjà une autre histoire, celle d’hier et celle de demain, celle de l’espoir et du désespoir, celle des mots torturés et des musiques concrètes, celle que j’écris maintenant, dans la nuit bien réelle qui se mire dans les nuages noirs et dans la blancheur du songe éveillé.

14.10.2008

CRISE

Je dévisage intéressé tourner la valse des cocus

Mais médusé par les tentacules belliqueux du superflu

Je désopile dans l’abri de mes moustaches broussailleuses

En jetant mon dernier euro dans la sébile d’une banque mendieuse.

D.L

 

07.10.2008

Que raconte l'oiseau?

La terre que je pétris prend la forme des mots

Qui ne peuvent pas dire la douceur de l’argile

Le contact soyeux de mes doigts sur ta peau

L’opulente rondeur d’une saison tranquille

 

Je bande du pinceau sur le papier trempé

Comme la note me vient éclater dans l’oreille

L’obsession qui me comble comme la volupté

D’un dimanche d’été ravagé de soleil

 

Le silence rebondit sur la portée du vent

Là où le verbe est mort trop bavard quelquefois

Le trait et la couleur disent le sentiment

Ou l’exacerbation du désir parfois

 

J’entends des violons en marchant dans la rue

Quand je ferme les yeux la lumière est violente

Comme une envie d’alcool subite et incongrue

Comme la beauté bleue d’une femme indolente

 

Et ce rêve de lèvres enfiévrées de douceur

Qui vient me caresser le ventre de la nuit

Comme l’aquarelle sait en donner la couleur

Comme un double soupir repose la symphonie

 

Qu’importe que comprenne ou ne comprenne pas

Les sculptures de mots la peinture des musiques

Elles n’ont rien à dire et pourtant elles sont là

Un simple souvenir pour un moment magique

 

Que raconte l’oiseau dont le chant m’émerveille ?

D.L06/10/08

 

03.10.2008

Tics de langage

Amusants les tics de langage, les mimiques, les gestes qui accompagnent une conversation ? Bof… Il y a des limites ou il devrait y en avoir! Pendant un moment, dans une époque pas si lointaine, il était habituel d’entendre les gens dire pour toute chose, autant dire pour rien : « quelque part ». Exemple sportif : ils nous ont battus, quelque part ils ont une bonne attaque ! J’aime les exemples sportifs, les admirateurs des champions apprennent vite à communiquer comme eux, quelque part. Ce tic a disparu du langage courant, il est parti quelque part… Les sportifs ont de la ressource, même des formateurs en matière de communication avec les médias. Il n’est pas rare d’entendre : « à partir de là ». Exemple : Il avait pris un tour d’avance, à partir de là on a pensé qu’il allait gagner ! Bon, ce tic là s’accroche depuis des décennies, à partir de là on peut penser qu’il va durer ! Mais il n’est pas trop gênant parce qu’on ne passe pas tout notre temps à discuter avec des sportifs… La calamité du moment est dans un tout petit mot, une préposition qui répond en principe à des règles grammaticales précises dans des utilisations tout autant précises. C’est le mot que l’on entend en permanence dans la rue, dans les bistrots, dans les radios, dans les télés, qui ne veut rien dire du tout bien souvent, sinon que la personne qui l’emploie estime que ce qu’il a dit jusque là est bien suffisant, voilà ! Voilà qui se tient en fin de proposition, qui clôt la communication, voilà. Parfois il est balancé dans les phrases comme pour y remplacer les virgules, voilà, d’autres fois il est agrémenté  d‘un pronom relatif ou d’une conjonction de coordination qui se trouvent en l’occurrence, parfaitement inutiles, donc voilà ! Personnellement,  je suis agacé par ce tic affreux comme, voilà, je l’étais par les autres, antécédents, voilà quoi ! Le problème de ces tics, un des problèmes de ces tics, réside dans l’absence de réflexion et de volonté de la part de celui, voilà, qui en farcit sa conversation, donc voilà. Il est possible qu’au départ, voilà, il opte pour cette manie en voulant paraître dans le coup, voilà. A mon avis, voilà, il est vite dépassé et il perd le contrôle, voilà, jusqu’au jour où un autre tic de langage prendra la place de celui là, donc voilà ! Quand quelqu’un qui truffe sa parole de voilà a en plus un geste stéréotypé pour accompagner, voilà, son argumentation, un geste du genre  index et pouce en forme de maillon ouvert avec un mouvement latéral de la main, voilà, comme s’il mélangeait un cocktail, voilà, j’avoue que je décroche complètement de son discours. Cette accumulation m’obsède, voilà, je deviens sourd et je regarde ailleurs.

Ailleurs c’est quelquefois à la télé sur laquelle, en pitonnant, je suis tombé sur Serge Moati, cette caricature de prof imbuvable qui occupe son temps à faire chier ses invités tant que ceux-ci ne lui donnent pas la réponse qu’il attend. Comme il a déjà, visiblement cette réponse, quel intérêt a-t-il à poser la question ? Il accompagne chacune de ses paroles de gestes ridicules, des mouvements de bras dignes d’un procureur en colère au cours d’un grand procès d’assises. Je suis tombé sur son émission par hasard j’espère que le hasard me permettra à l’avenir de l’éviter ! Voilà !

02.10.2008

CRISE

Utiliser le pognon des pauvres pour sauver les riches, et même pire, sauver les voleurs ! Voilà une riche idée ! Du pognon destiné à l’origine au financement du logement social et on sait qu’il y a un manque évident en matière de logement social ! Mais ce manque doit être une légende, sans doute, puisque qu’il ne s’agit d’utiliser les « excédents » du livret A ! Tient donc… Me voilà heureusement surpris d’apprendre que les logements sociaux manquent mais que, pourtant, le fric pour construire ne manque pas ! Il y en a même de trop !! Bon, une fois de plus le libéralisme atteint ses limites. Sarkozy, comique de service, dénonce les excès du capitalisme tout en mettant en place et en permanence ce fameux système. Les privatisations des services publics, ça s’appelle comment ?

La crise qui touche le monde riche en son entier est une crise de riches assoiffés de profits toujours plus important, qui vont chercher le fric dans la poche des plus pauvres en leur faisant miroiter une vie de rêve par l’intermédiaire d’un formatage publicitaire forcené et incessant. Acheter cette maison… Cette bagnole… ce Home cinéma… Et tout ce dont vous n’avez pas besoin mais qui nous rapporte gros ! Oh les belles maisons américaines dont on a viré les heureux propriétaires, qui sont invendables parce que personne n’a les moyens de les acheter et qui tombent en ruine ! C’est malin ! Voilà le résultat du libéralisme, de l’éternelle connerie libérale, la loi du marché, l’actionnaire qui en veut encore plus, les moyens mis en œuvre afin que le superflu devienne vital, à tout prix ! Epargner, mettre du fric de coté pour ses vieux jours… Ah le beau rêve… Ce n’est pourtant rien d’autre que participer à l’enrichissement des riches et à la gigantesque paupérisation de la majorité des terriens ! Acheter des actions, des SICAV, des produits boursiers divers… Spéculer sur tel ou tel produit, telle ou telle entreprise, c’est la poursuite infernale d’un système qui fait ses preuves tous les jours, ce genre de preuves que l’on a plaisir à lire dans les journaux, à regarder à la télé : Délocalisations, licenciements, suicides, SDF, chômage, famine, terrorisme, guerres. Le pauvre épargnant qui dépose tant bien que mal dix euros mensuel sur son livret A a au moins le plaisir de savoir que son obole va à la construction du HLM qu’il aimerait bien habiter pour quitter son logement privé insalubre et trop cher. Mais non, ça aussi c’est du vent… Comme dans le temps la vignette pour les vieux…

Le totalitarisme stalinien a anéanti le communisme. Merde ! Le totalitarisme stalinien n’était pas le communisme mais simplement un système totalitaire qui faisait la joie des corrompus et la misère pour les autres… Bref le système « communiste » a vécu. La Chine garde une appellation contrôlée « Communisme » qui n’a rien à voir avec le communisme. Juste un nom pour masquer du mieux possible un ultra libéralisme galopant qui creuse des écarts monstrueux entre les riches et les pauvres, les citadins et les paysans, les ouvriers, employés et les patrons, un pays totalitaire dans lequel il ne fait pas bon ouvrir sa gueule sous peine de prison et même de mort et dans lequel une classe moyenne formatée ne trouve rien à redire ! Ça me rappelle quelque chose… En Asie, en Europe ou en Amérique du nord, le libéralisme ressemble au libéralisme ! Sinon qu’il y a la démocratie pour faire la différence, cette démocratie là, celle que l’on connaît qui enrichit les riches, etc.

L’homme, ce minus occupé depuis toujours par le progrès et l’autodestruction n’est donc pas capable d’imaginer un nouveau système, de penser en dehors des schémas suicidaires qu’il teste depuis si longtemps et qui fonctionnent magnifiquement bien ! L’homme n’est pas libre ! Sa pensée est ligotée par l’histoire, la sienne. Une histoire bâtie sur la peur et donc sur l’impérialisme. Parce que le système dans lequel nous vivons, c’est la guerre ! La guerre pour du pognon, encore du pognon, toujours du pognon ! Des guerres de riches dans lesquelles les pauvres tombent ! C’est magnifique ! Les religions… Rien d’autre que des moyens de contrôle de la pensée, la bonne conscience des nantis, des prisons dans lesquelles on enfourne les plus miséreux qui deviennent des fanatiques, qui trouvent en Dieu un exutoire à leur misère face à la richesse démesurée des autres, ceux qui instiguent des guerres pour défendre leurs profits… L’homme crée sa prison et il s’y complait, involontairement sans doute parce qu’il faut bien gagner sa vie… Pour ceux qui la gagnent ! Bref, on est dans la merde et ça n’a pas l’air de vouloir s’arranger ! Plus que jamais il conviendrait d’être révolutionnaire ! A condition de ne pas devenir professionnel comme les ex extrémistes de gauche passé au PS et qui trouvent normal qu’un parti « de gauche » accepte la loi du marché ! La vraie révolution serait que l’homme cesse d’avoir peur, toutes les peurs, à commencer par celle de la liberté ! Mais c’est vrai, les idéologies ne sont plus à la mode, les « grands mots » non plus ! C’est maintenant l’ère des grands maux et du soin par le mal…

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